Un jeu narratif

Ferraille

Quarante ans de soif.

Quarante ans après la Grand-Soif, l’eau est la seule monnaie qui vaille.

L’acte I se joue dans le navigateur. C’est gratuit, il n’y a rien à installer.

Juin 2027 iOS

Le Bassin

Le Bassin, c’est la vallée d’un fleuve qui ne coule plus. Quarante ans après la Grand-Soif, les nappes sont empoisonnées, chaque puits a son maître, et l’on paie en rations. Vous êtes Arpenteur : vous allez de puits en puits, vous mesurez l’eau qui reste, et vous vendez ce que vous avez noté. À qui, c’est votre affaire.

Au début de votre carnet, une page a été arrachée. Vous ne vous souvenez pas de l’avoir fait.

Vous arrivez à Ferraille la gourde vide, à l’heure où la tôle chauffe. Trois cents personnes autour d’un château d’eau fendu, et à son pied une file qui ne désemplit pas de l’aube au soir. On vous regarde entrer. On s’en souviendra.

Dessin à l’encre et à l’aquarelle : un château d’eau rouillé sur quatre pattes de fer, et à son pied une longue file de silhouettes entre des cordes.
Un garde compte les gorgées à voix haute, comme une prière à l’envers.

« Quatre nœuds. Quand je suis arrivée ici, il en mouillait quarante. »

Au dernier puits avant Ferraille.

Ce qui vous attend

  • Une ration par jour. La gourde sonne creux plus tôt qu’on ne croit.
  • Des gens qui se souviennent de ce que vous avez dit, et de ce que vous avez pris.
  • Des choix qui ne préviennent pas, et qui vous attendent plus loin sur la route.
Un visage en gros pixels ambrés : une vieille femme sous un châle, un bidon dans les bras. Un visage en gros pixels ambrés : une fillette qui regarde à travers un objet rond, en souriant.

À écouter

Deux morceaux de la musique du jeu. Au casque, de préférence, et tard.

  • L’horizon

    0:00 / 2:25

  • Le dernier puits

    0:00 / 1:58

Le carnet

Ce que l’Arpenteur dessine en chemin, et la ligne écrite dessous.

  • Croquis au crayon : un puits au pied d’un pylône électrique, un seau posé dessus, une croix tracée au sol, un marcheur avec son sac.
    Un Arpenteur qui pleure sur un puits : c’est de l’eau gaspillée.
  • Croquis au crayon : deux grosses clés anciennes, attachées à un lacet.
    Je ne sais pas ce qu’elle ouvre. Je sais ce qu’elle pèse.
  • Croquis au crayon : des camions chargés de bidons sur une piste, un guetteur armé sur le toit du premier.
    Ici, la confiance se gagne au kilomètre.
  • Croquis au crayon : un pont fermé par une barrière entre deux cabines, des gardes, et des arbres morts dans le lit à sec en dessous.
    Dans le lit de la rivière, des arbres ont eu le temps de pousser, puis de mourir.

Un mot de l’auteur

J’ai voulu un jeu où la soif tient lieu d’horloge. Pas une jauge qu’on surveille du coin de l’œil : une ration bue à l’aube, chaque jour, et le compte qui tombe juste, ou pas.

J’ai voulu des gens qui se souviennent. Ce que j’aime dans les jeux qu’on lit, c’est ça : une phrase lâchée au mauvais moment, et bien plus loin sur la route, quelqu’un vous la rend. Et un carnet, parce qu’un Arpenteur écrit tout, et qu’au sien il manque une page.

L’auteur

Le jeu complet

Juin 2027

Sur iOS d’abord. D’ici là, l’acte I se joue dans le navigateur, gratuitement. Comptez une heure, et une gourde à moitié vide.

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